Un rapport parlementaire dénonce une politique « irrationnelle, inefficace et dangereuse » à la frontière franco-britannique
Le 1er juillet, la commission d’enquête relative aux conséquences des accords du Touquet sur l’action publique et le respect des libertés et des droits fondamentaux des personnes migrantes a rendu ses conclusions. La rapporteure, Elsa Faucillon (députée PCF) déplore des accords « opaques et inefficaces », qui placent la France en « situation de sous-traitance » du contrôle des frontières britanniques depuis 2004, et prône leur renégociation. Le rapport documente une « crise humanitaire à bas bruit sur le territoire français » causée par la politique de « zéro point de fixation » qui a entraîné le démantèlement systématique des camps à Calais. Parmi la trentaine de recommandations, le rapport préconise, à contre-courant des pratiques actuelles, d’établir des structures d’accueil et d’hébergement le long du littoral, notamment dédiées aux femmes migrantes seules et aux mineurs non accompagnés. Il propose d’exclure les nouvelles méthodes d’interception en mer ou l’usage d’armes lacrymogènes et d’augmenter les capacités de sauvetage en mer. Il recommande enfin d’instaurer des voies régulières et sûres vers le Royaume-Uni, notamment pour les mineurs non accompagnés, de garantir le droit à la réunification familiale et d’ouvrir des voies légales.
