Bilan humain en Méditerranée début 2026 : l’une des années les plus meurtrières
Plus de 180 personnes sont mortes ou disparues à la suite des naufrages récents en Méditerranée, portant le nombre total de décès recensés en 2026 à près de 1 000, d’après les dernières données de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Une hausse de plus de 150 % a été enregistrée en Méditerranée centrale par rapport à la même période en 2025, faisant de ce début d’année l’un des plus meurtriers observés depuis 2014. Depuis la fin du mois de mars, quatre incidents majeurs sont survenus : le 5 avril, plus de 80 personnes ont disparu lors d’un naufrage en Méditerranée centrale ; le 1er avril, près de Lampedusa, 19 personnes ont été retrouvées mortes à bord d’une embarcation ; le même jour, un autre naufrage survenu en mer Égée, au large des côtes turques, a fait au moins 19 victimes ; enfin, le 28 mars, 22 personnes ont été retrouvées mortes au large de la Crète. L’OIM alerte sur la faiblesse des dispositifs de recherche et de sauvetage et appelle à une meilleure coordination internationale. L’Italie a accru la pression sur les ONG humanitaires en augmentant les condamnations et la détention de navires de sauvetage. Le décret Piantedosi, qui interdit les opérations de sauvetage en mer et oblige les navires à débarquer les personnes secourues dans des ports souvent lointains désignés par les autorités italiennes, met en danger la vie des personnes migrantes. Les interceptions et les refoulements vers la Libye par les garde-côtes libyens incitent de plus les personnes migrantes à emprunter des routes plus périlleuses pour les éviter.
