En Espagne, régularisation d’un demi-million de sans-papiers à rebours des tendances européennes
Le 27 janvier, le gouvernement espagnol a annoncé un plan de régularisation visant environ 500 000 personnes en situation irrégulière. Cette mesure a suscité l’opposition de l’extrême droite espagnole et, selon des discussions informelles, une vive désapprobation au sein de la Commission européenne. À rebours de la tendance européenne au durcissement des politiques migratoires, l’Espagne fait figure d’exception : elle revendique une politique d’accueil en mettant en avant les bénéfices économiques de l’immigration et en promettant les voies légales d’entrée. Selon le Premier ministre Pedro Sánchez, l’immigration a représenté 80 % de la croissance économique du pays au cours des six dernières années. Madrid s’oppose également à la création de centres pour demandeurs d’asile en dehors du territoire européen, une mesure soutenue par plusieurs États membres, en plaidant plutôt pour une action « à la source » afin de freiner la migration irrégulière.
