En Hongrie, la fin de l’ère Orbán après seize ans au pouvoir
Le 12 avril, le parti d’extrême droite de Viktor Orbán, le Fidesz, a été largement battu lors des élections législatives hongroises. Le parti Tisza, formation conservatrice pro-européenne, a remporté 53,06 % des voix, décrochant une supermajorité constitutionnelle de 138 sièges sur 199 au Parlement. Fidesz arrive en deuxième position avec 38,4 % des suffrages et 55 sièges. Le nouveau Premier ministre, Péter Magyar, a promis de rétablir l‘Etat de droit et de garantir « le fonctionnement démocratique » du pays. Pour ce faire, il a d’ores et déjà appelé « les marionnettes d’Orbán » à démissionner, notamment le président hongrois Tamás Sulyok. S’il veut rompre avec la corruption et l’autoritarisme du régime d’Orbán, Magyar s’inscrit dans la lignée de son prédécesseur en matière d’immigration. Dans son programme, il défend une politique restrictive, souhaitant mettre fin à l’immigration de travail et encourager le retour des personnes hongroises expatriées afin de répondre aux besoins croissants de main d’œuvre. Sur l’Ukraine, le nouveau leader a adopté une ligne prudente, s’opposant à une adhésion accélérée à l’Union européenne (UE) et refusant de soutenir militairement le pays. Il a tout de même indiqué que la Hongrie lèverait son veto sur le prêt de 90 milliards d’euros de l’UE à l’Ukraine, sans y contribuer directement.
